Couche lavable, en la matière... quelle galère !
Si prendre la décision d'utiliser des couches lavables pour emballer le joli popotin de notre future bibouillette n'a pas été compliqué, en revanche, maintenant que mademoiselle est censée pointer le bout de son museau dans un peu plus de trois mois, "voila ti pas" que la galère commence... Bah oui qui ne s'est jamais aventuré dans les méandres des couches lavables, ne pourra me comprendre ! Pour les autres... Souvenez-vous de ce grand moment de solitude, quand vous avez découvert que non seulement il existe des dizaines de modèles différents, certains en taille unique, d'autres en multi-tailles et tout autant de matières différentes !
Alors là, chapeau bas à celles et ceux qui ont fini par s'y retrouver... Bon pour ma part, j'ai donc décidé de procéder à la manière des experts (non pas en couche lavable, plutôt ceux de la télé, style Grissom et compagnie... chacun sa culture) et de commencer par me renseigner sur les matières !
En gros, si mes quelques neurones qui fonctionnent encore ont bien fait leur boulot, je dirais que j'ai noté 4 matières principalement utilisées dans la fabrication des couches lavables, chacune avec leurs avantages et leurs inconvénients.
Oui au coton bio, non au coton beurk !
Matière certainement la plus utilisée dans la confection des couches lavables, le coton. Économique, durable, facile à entretenir, le coton a en plus l'avantage de sécher rapidement ce qui peut être bien utile lorsque l'on a pas un stock important de lavables.
A ma grande surprise, j'ai découvert que sous le terme générique de coton, sont en fait regroupées différentes matières comme le velours, la flanelle, le sherpa ou l'éponge.
Mais, à ma plus grande surprise encore, j'ai également découvert que la culture du coton est la plus polluante de la planète ! En résumé, le coton ne représente que 2,5% des surfaces cultivées de par le monde, mais sa culture utilise à elle seule 25% des insecticides et 10% des pesticides mondiaux ! Et lorsque l'on sait que chaque récolte est traitée entre 25 et 30 fois avec des produits actifs classés "substances dangereuses" par l'OMS... et bah ça fait froid dans le dos ! Les conséquences de cette culture extrêmement polluante sont bien évidemment prouvées, tant sur l'écosystème que sur la santé de ceux qui produisent, de ceux qui transforment, et de ceux qui portent le coton ! Alors en une phrase, non au coton beurk !
Fort heureusement, une prise de conscience est en train de se faire et l'on trouve de plus en plus de produits fabriqués à partir de coton cultivé biologiquement. Ouf ! En matière de couches lavables, la prise de conscience semble être évidente puisque de nombreuses marques proposent des couches en coton bio.
Par sécurité : vérifiez que vos tissus bénéficient du label Okoe-test
Le chanvre, une matière à découvrir
J'imagine déjà certains esprits retors en train de se voir rouler la couche de ma bibouillette pour en tirer quelques tafs hallucinogènes (ce qui risque bien d'être le cas s'ils font ca après le change et non avant !). Alors soyons clairs tout de suite, ce chanvre là ne se fume pas ! Par contre, c'est une matière de plus en plus utilisée dans la confection des couches.
Sur un plan bio : c'est une matière idéale qui ne nécessite aucun pesticide ni herbicide ! Bien adapté à nos climat, sa culture est rapide et rentable... Et, cocorico, la France est d'ailleurs le premier producteur européen de chanvre (le second mondial). Voici donc une matière non négligeable !
Pour les couches : le chanvre semble être une matière très absorbante, beaucoup plus que le coton. Par contre il a l'inconvénient d'être relativement long à sécher et mieux vaut disposer d'un sèche-linge pour pouvoir assouplir un peu la fibre.
Tu tiens l'bambou !
C'est vers cette matière (et le chanvre) que me porte pour l'instant mon futur instinct de maman... ou mon instinct de futur maman... bref...
Le bambou est une matière très utilisée également pour la confection de couches lavables car il possède de nombreux avantages : naturellement antibactérien, souple, doux, il a en prime une gros pouvoir absorbant (4 fois plus que le coton !). Sur un plan écologique, là aussi il semble plutôt satisfaisant puisque le bambou est une graminée très prolifique qui peut pousser jusqu'à 1 mètre par jour ! Le seul bémol semble venir ensuite de la transformation du bambou en fibre qui apparemment fait intervenir un traitement polluant.
Polaire, micropolaire... un grand point d'interrogation !
Dans mon imaginaire, le polaire est forcément fait à partir des bouteilles en plastique recyclées. Si dans le concept je trouve ça très bien (le recyclage), j'aime moins l'idée de mettre ce type de matière en contact avec les fesses de ma bibouillette. Par contre, en essayant de fureter des informations sur le net, impossible de trouver une réponse cohérente. A priori oui la polaire peut être issue du recyclage mais elle peut aussi (ou alors est-ce la micropolaire ?) être une matière végétale. Alors, en gros, je dirais que je suis incapable de me prononcer sur la polaire. Et quand je ne sais pas, bah... je m'abstiens.
Bon ouf ouf, voilà un bon dégrossisage (???) de fait ! Je ne sais toujours pas quelles couches je vais choisir mais je sais déjà celles que je ne vais pas choisir... Allez, il ne me reste plus qu'à me pencher sur la question des modèles... Appelez-moi Grissom please !