Le monde de bibouillou

Après trois ans de bataille, bibouillou a fait son nid dans mon bidou. On explore toutes les pistes pour l'accueillir en parents "éco-responsables" que nous aspirons à devenir. Couches lavables, maison saine, produits bio, portage, langue des signes...

06 juillet 2008

Mon bébé bio

bebebioComme indiqué dans un précédent billet, j'ai donc fait l'acquisition d'un petit ouvrage plutôt sympathique qui s'intitule "mon bébé bio", consacré à l'alimentation de la femme enceinte, allaitante puis du bébé jusqu'à environ 1 an. Bon autant être claire de suite, comme dans tous les bouquins (c'est un peu la règle de base) il y a à prendre et à laisser... enfin ici à boire et à manger !

Dans ce que j'ai moyennement apprécié, la position pas très claire par rapport à l'allaitement. En effet, si les auteurs expliquent que, bien évidemment, l'allaitement est l'alimentation idéale pour la santé du bébé, à les lire on pourrait croire qu'il "faut" avoir sevrer totalement le bébé à ses un an ! J'ose espérer que ce n'est pas réellement leur position mais plus une façon un peu maladroite de s'exprimer. En tous cas, dans une réedition, cela mériterait une plus grande précision. Comment ça ils s'en foutent de mon avis ? Bah je le donne quand même non mais oh !
Pour le reste, j'ai plutôt aimé ce livre qui explique de manière très claire, dans un premier temps, quels sont les besoins de l'enfant (en faisant toujours la distinction enfant allaité ou pas car les besoins ne sont, logiquement, pas les mêmes), comment y répondre et donne enfin de nombreuses recettes, menus types... Un ouvrage qui se complète plutôt bien avec "soyons moins lait" déjà évoqué par ici.

Quelques notions de base !
Comme je suis un petit peu blonde (enfin à l'intérieur, comme l'oeuf kinder... pas bio mais tellement bon !) j'ai pris quelques notes pendant ma lecture. Je m'en va les chercher ! Vala...
Alors déjà, important à connaître, les besoins journaliers du bébé :
20g (84Kcal) de protéines
380 kcal matières grasses
386 kcal de glucides
40 mg de m
agnésium
8 mg de f
er
0.1 mg de v
itamine B1
40 µg d'a
cide folique

Parlons calcium !
Et oui car c'est bien de cela qu'il s'agit lorsqu'on nous parle de donner, chaque jour, des laitages (de vache) à nos bout'chous ! Sur leur tête plane une énorme menace si nous n'y veillons pas... le manque de calcium ! Et là, parents inquiets que nous sommes, nous voyons le pov' petit squelette de la prunelle de nos yeux devenir tout grisâtre (comme dans la pub pour les produits laitiers), faiblard... attendant une seule chose, aller s'abreuver à la mamelle salvatrice de madame la vache avant de pouvoir attaquer une danse endiablée avec ses potes les squelettes bien lactés ! Tut tut tut et pourtant...
Il ne faut pas oublier que le lait de vache contient 3 fois plus de protéines et 4 fois plus de calcium que le lait maternel. Serait-ce une erreur de la nature ? Un hasard ? Où le vieux bonhomme à la barbe blanche, là haut, dans les nuages (je ne parle pas du père noël bolinette hein) avait-il prévu dès le départ, après avoir laissé traîner une pomme, de refiler à Adam une vache pour palier aux manques d'Eve ???
Si on ajoute à cela que plus on consomme de viande et de lait de vache, plus le corps à besoin de calcium (raison pour laquelle les besoins ci-dessus sont pour un bébé allaité, un bébé biberonné au lait artificiel a davantage de besoins de calcium), on comprend que la boucle est bouclée !

Alors, vous me direz... Quelle autre solution avons nous que de donner, donner et donner encore des laitages (de vache) pour combler ce besoin en calcium ? Avant de répondre à cette question et de donner d'autres sources de calcium, il est important aussi de comprendre que le taux de calcium d'un aliment n'est pas la seule chose à prendre en compte. En effet, pour assimiler ce calcium, il faut suffisamment de magnésium. D'après les auteurs de "mon bébé bio" (toujours), le bon rapport calcium/magnésium d'un aliment est de 2/1. Concernant le lait de vache il est de... 10/1 ! On comprend ainsi que les 4/5ème du calcium contenu dans le lait de vache n'est tout simplement pas assimilable par l'organisme ! Alors, toujours aussi fan de son p'tit yaourt quotidien ?

Les alternatives au lait de vache dans l’alimentation de bébé ?
Où trouver du calcium ?
On trouve du calcium dans les céréales, les légumes verts, la purée d’amandes et de sésame, les graines et les noix. La purée d’amande et la purée de sésame (tahin)  sont d’excellentes alternatives au lait de vache dans l’alimentation du bébé (en plus délicieuses ! parole de gourmande... moi pas bibouillette hein !) car elles contiennent des protéines, des matières grasses et du calcium. Alors que 100g de lait de vache contient environ 120mg de calcium, la purée de sésame en contient 785mg et la purée d’amande 250 mg.

Les alternatives "animales" au lait de vache (pour celles qui n’allaitent pas et/ou pour après-complémentaprès-complément de l’allaitement) :  lait de jument et de chèvre en priorité pour les laits animaux.
Les alternatives "végétales" : le lait d’amande (à partir du 5e mois) est une bonne alternative car il contient beaucoup de fer, de calcium, de protéines et de matières grasses riches en acides gras insaturés.  Il est aisément assimilable par l’organisme.
Le lait de riz (à partir du 5e mois) contient trop peu de protéines pour constituer l’alimentation seule du bébé mais mélangé à la purée d’amandes ou de sésame il acquiert une bonne qualité nutritive.

L’alimentation du bébé et bambin :
Une fois les bases posées en matière de calcium, il suffit pour le reste de respecter quelques règles. L'une d'entre elle, pour laquelle j'ai du me faire violence, les matières grasses. En effet, dur dur pour nous mamans qui faisons la chasse aux calories (les nôtres je précise), de rajouter la cuillerées d'huile nécessaire aux repas de nos poussins. Et pourtant ! Les matières grasses (beurre si vraiment on tient au lait ! huile d'olives, colza... sinon) sont essentielles à la constitution de nos bébés et les auteurs recommandent 6g par repas principal !

Les céréales : Un enfant de moins de un an ne peut pas encore bien digérer un mélange de plusieurs céréales.
De 6 mois à 10/11 mois : Utiliser des céréales complètes, sans (ou pauvre en) gluten, finement moulues : riz, millet, avoine, orge, sarrasin, amarante, farine ou semoule de maïs (polenta).
Les céréales contenant du gluten, (le blé, le seigle, l’épeautre, ou des produits céréaliers comme la semoule) sont à éviter les premiers temps et à introduire progressivement. Le blé lui est à éviter la première année.

Éviter les aliments allergènes : blé, soja, noisettes, cacahuètes et agrumes.

Éviter de sucrer, saler et épicer les aliments

Ne pas trop chauffer les aliments car les protéines sont modifiées à partir de 43°, éviter de dépasser les 40°. On peut ainsi, pour préparer les légumes (la plupart) les réduire cru en purée au mixer puis les faire chauffer au bain-marie. Bon j'ai testé (une fois) ça a pris un temps fou ! J'en suis donc revenue à mon babycook et à mon super cuit-vapeur ! Bien pratique il me permet (pas le babycook) de faire cuire mes céréales en même temps !

La viande doit être cuite à l’eau (bouillie) et l’eau jetée.

Et dans l'assiette de Bibouillette ca donne quoi en pratique ?

Alors comme je le disais au départ, sachant que j'allaite toujours lulubelle, nous avons donc adapté et pris ce qui nous semblait opportun. Je conseille toutefois ce bouquin qui recèle de nombreuses recettes, menus types (...) très pratiques !
Chez nous c'est toujours tétée au réveil, + tétées à volonté le matin ou bib' de lait maternel à la crèche.
Repas du midi : légumes (bio of course, dont pommes de terre) avec une cuillerée d'huile (colza ou olive)
Après-midi : fruit en morceaux et/ou petite compote fruit mixé+lait d'amande+purée d'amande et/ou de sésame + tétouille à volonté
Dîner : légumes (sauf pommes de terre) + une sorte de céréales (riz complet, millet, avoine, orge, sarrasin, amarante, farine ou semoule de maïs...) + purée de sésame (tahin). On termine parfois par un bib' de lait de châtaigne ou de lait d'amande et ensuite tétouille à volonté.

Concernant la viande et le poisson, nous avons décidé de nous limiter à une fois par semaine (petit pot hipp pour être sûre de la provenance bio du dit poisson ou viande) et à un oeuf par semaine également.

Voili voilou les changements que nous avons opéré depuis la lecture de cet ouvrage. Il me reste les "légumineuses" à appréhender et intégrer et peut être même, un jour les graines germées... Et j'ai découvert que les "restes" des purées légumes+céréales de lulu font de bonnes farces à lasagnes pour maman ! Bah quoi on recycle on recycle hein !

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22 juin 2008

Mon bébé comprend tout... surtout le mien ;o)

bebecompendAllez hop, y avait longtemps ! Un petit peu de lecture... enfin de lecture pour moi et un conseil de lecture pour celles et ceux qui le souhaitent. J'ai donc réussi (à grand renfort de bains) à terminer "mon bébé comprend tout" d'Aletha Solter. Alors que dire ?

J'ai d'abord eu un doute d'avoir fait une boulette en l'achetant. Bah oui, en ayant déjà lu "Pleurs et colères de l'enfant", le début m'a semblé super redondant. Elle y parle, de nouveau, de l'importance de permettre aux enfants de pleurer et décharger leurs émotions. Mais une fois les bases posées (bah vi faut bien que les néophytes en matière de "pleurs" puissent rattraper les "confirmés" hi hi), le docteur Solter aborde de nombreux thèmes hyper intéressants : l'attachement, la stimulation et la sur-stimulationsur-stimulation, les besoins du bébé, le sommeil (j'en ai déjà parlé dans mon 'tit billet sur le cododo), l'alimentation (très très intéressant), le jeu (là aussi évoqué lors d'un précédent billet), les conflits et leur résolution... bref une super lecture qui permet d'aborder des tas de sujets liés aux bébés et à leur ressentis.

Cette lecture permet de faire le lien, notamment, avec les bouquins que j'ai déjà évoqués sur l'éducation consciente car plus adapté au bébé. Comment ainsi éviter de dire "non" 300 fois dans la journée (l'auteur montre ainsi comment tout refuser amène l'enfant à perdre de sa créativité et de sa spontanéité). Quelques idées en vrac piquées dans le bouquin (qui vont rejoindre je pense le livre que j'attends avec impatience sur l'aménagement Montessori de la maison !) :
- essayer d'adapter le plus possible l'environnement à l'enfant (afin qu'il puisse explorer sans danger pour lui et pour le matériel).
- se rappeler qu'avant l'âge de 18 mois toute situation conflictuelle est toujours nouvelle pour le bébé qui n'a pas la capacité de "retenir". Ainsi, vous aurez beau lui avoir expliqué 300 fois le mardi qu'il ne faut pas vider la tour de CD (allez savoir pourquoi d'ailleurs hi hi), le mercredi il faudra recommencer.
- lui proposer des alternatives acceptables qui correspondent à ses besoins (vous ne voulez pas qu'il tape sur la table basse en verre, proposez lui un casserole avec une cuillère en bois sur laquelle il peut exprimer son talent artistique !)
- ne pas demander à un tout petit de partager ses jouets. Il n'en a pas la capacité. En cas de dispute entre deux bébés, ne pas intervenir sauf si c'est toujours le même qui "gagne" et permettre, dans ce cas, à celui qui "perd" d'extérioriser sa colère et sa déception.
- éviter d'utiliser la punition ou la récompense... La punition a tendance à ce que l'enfant se sente moins en sécurité, brime la curiosité, entraîne rébellion et agressivité. La récompense peut faire penser à l'enfant qu'il est aimé pour ce qu'il fait et non pour ce qu'il est !

Voici donc un micro-résumémicro-résumé pour un très bon ouvrage. J'ai attaqué depuis la lecture de "Au coeur des émotions de l'enfant" de Filliozat qui m'a l'air vraiment excellent. Promis je vous raconte tout ça très bientôt.

Ah, et juste pour rire, parce qu'il faut avoir conscience que le mouvement de respect et de considération de l'enfant a aussi ses opposants dans le milieu de la psychologie, voici un article plutôt drôle et tellement vrai découvert grâce à Tigroulette sur la méthode prônée par Aldo Naouri dans son dernier livre (beurk). Plutôt marrant même si le bonhomme ne me fait pas rire du tout !

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16 avril 2008

Parents efficaces au quotidien

parentsefficacesBon M6 replay refusant de fonctionner correctement, je vais donc consacrer le temps que j'avais prévu pour mater l'épisode de Californication que j'ai raté la semaine dernière... pour écrire enfin le petit article promis sur le troisième bouquin consacré à l'éducation consciente. Il s'agit donc du "Parents efficaces au quotidien" du Dr Thomas Gordon (apparemment il y a le "parents efficaces" tout court aussi, mais en ayant lu "parler pour que les enfants écoutent..." on a déjà des bonnes bases je pense).
De prime abord ce bouquin est un peu plus théorique et donc... rébarbatif. Les premières pages commencent par des schémas, ça semble bien technique tout ça s'est dit mon esprit anti-logique et mathématophobe ! Et pourtant... Une fois qu'on se laisse entraîner au fil des pages, c'est une nouvelle lecture passionnante qui complète à merveille le Faber-Mazlish. Thomas Gordon revient ainsi sur quelques notions clefs qui sont essentielles et apportent un éclairage nouveau au "parler..."

La base... qui a le problème ?
Pour résumer très très grossièrement ce petit bijou de la littérature parentale, je dirais que la question de base à se poser est ainsi : qui a le problème ?

S'il s'agit de l'enfant (il est fâché, chagriné, triste...) il ne faut pas endosser le problème à sa place et chercher à le résoudre. Notre rôle de parent (mari, femme, frère, collègue... après tout cela s'applique à toutes les communications inter-personnelles) est d'être présent et d'accueillir le mal-être grâce à l'écoute active (dont j'ai parlé dans le résumé précédent). C'est non seulement essentiel pour l'enfant, pour lui permettre de trouver "sa" solution, prendre confiance en sa capacité de surmonter les difficultés, mais c'est aussi essentiel pour notre survie de parents ! Bah oui, une fois qu'on a compris qu'on était là pour "accompagner" et non pas "pour vivre à la place de..." c'est une sacrée charge de douleur en moins. Et quand on est "plus léger" on est aussi plus disponible pour soutenir les autres : qui veut aller loin ménage sa monture ;o) Vi vi on est un peu des baudets, faut l'assumer :p

S'il s'agit du parent... Et oui car parfois, selon notre niveau de fatigue, de stress, notre éducation... nos limites sont plus ou moins flexibles et c'est nous, parents, qui avons un problème avec le comportement de notre enfant. Dans certaines familles il sera inacceptable de se lever de table avant la fin de repas, dans d'autres il sera acceptable d'avoir une chambre en désordre ! Dans une même famille, un jour le bruit d'un enfant tapant sur un tambour sera supportable, un autre jour, la fatigue aidant, ce même son sera intolérable. Il faut donc, avant tout, avoir conscience que dans tous ces cas (et tous ceux du quotidien) ce n'est pas l'enfant qui a un problème (lui s'en fiche de ne pas se laver les dents avant d'aller se coucher) mais nous, parents qui avons un problème avec ce comportement (pas question, pour des raisons d'hygiène, de le laisser passer à table sans se laver les mains !).

Quelles solutions sont proposées ?

  • la première des solutions, que j'aime beaucoup, est de faire savoir à l'enfant que son comportement nous dérange et pourquoi. Mais de le faire en utilisant des messages "je" et non des messages "tu".
    Ainsi un message "tu", serait purement accusateur et pourrait donner un : "arrêtes de sauter de cet escalier, tu es vraiment pas possible ! tu n'écoutes jamais rien !"
    Un message "je" serait plutôt : "quand tu sautes comme ça du haut de l'escalier je suis très inquiète car j'ai peur que tu te casses une jambe".
    Ainsi, un bon message "je" commence par présenter le problème, puis explique le sentiment ressenti par le parent, et termine par la conséquence de l'acte.
    "Quand tu joues au ballon dans le salon, je suis angoissée car j'ai peur que tu casses la télé"

Dans les faits ? j'ai testé ce "message je" sur ma nièce (bon ma grande soeur le sait je peux le dire hi hi) de 6 ans un soir où, alors qu'il y avait pas mal de bruit chez mes parents, Alyzée s'amusait avec un jouet de lulu qui consiste à taper sur trois boules pour les faire tomber dans un trou. Jouet relativement bruyant (oui oui c'est nous qui le lui avons offert, que voulez-vous ? erreur de jeunesse parentale !) Après lui avoir demandé, sans succès, au moins 10 fois d'arrêter, je me suis rappelée de ce que je venais de lire (j'étais en plein dans le Gordon) et je lui ai dit "Alyzée, ma puce, quand tu tapes comme çà sur les boules ça fait beaucoup de bruit et ça me fatigue car j'ai mal à la tête ce soir". Et bien promis juré, elle m'a regardé et m'a dit : "regarde si je tape sur les boules mais que je mets la main dessous pour les rattraper ça fait pas de bruit !" Génial ! Elle a trouvé toute seule une solution qui soit convenable pour elle et pour moi. J'étais sidérée !

  • la seconde, quand effectivement le problème est plus profond et ne peut se résoudre ainsi, est l'utilisation de la "résolution des conflits" que l'on a déjà vu dans le "parler..." Le principe est identique mais j'aime l'insistance que met Thomas Gordon a expliquer combien il est essentiel que ce soit une résolution sans perdant.
    Ainsi, il faut que la solution trouvée suite à l'étude du problème, les propositions faites par chacun, et le choix de la meilleure alternative pour tous, soit réellement équitable pour tous les participants. Il serait en effet contre-productif que le parent quitte la séance en se disant "je me suis fait avoir" ou "j'ai gagné en le faisant aller là où je voulais" et idem pour l'enfant. Ce n'est en effet qu'au prix d'une résolution sincère et juste pour tous que la démarche peut fonctionner.
    Gordon souligne aussi l'importance de choisir une solution réaliste et réalisable. C'est en effet notre rôle de parents et d'adultes de ne pas valider une solution au dessus des possibilités de l'enfant. Ce serait d'avance une solution vouée à l'échec.
Bon là aussi il y aurait surement encore beaucoup à dire mais comme j'ai prêté mon exemplaire il y a une quinzaine de jours maintenant, bah c'est forcement moins frais dans mon esprit ;o) Mais bon c'est en tous cas l'essentiel de ce que j'ai retenu et vraiment apprécié. Promis je complèterai à l'occasion au besoin !

Posté par elea100 à 14:31 - Dans ma bibliothèque il y a... - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2008

Parler pour que les enfants écoutent... Ecouter pour que les enfants parlent !

Chose promise, chose due ! Je vais profiter d'une micro-sieste de miss lulubelle (dans les faits cet article est désormais commencé depuis une semaine au rythme des siestes et des débuts de nuits... pas facile de me suivre moi même du coup !) pour parler des deux premiers bouquins concernant l'éducation sans violence ou "éducation consciente". Pourquoi deux dans un même article ? Tout simplement car le premier (qu'en réalité j'ai lu en second) est tout piti comparé aux deux autres et du coup je ne me vois pas faire un article juste sur celui-ci.

poser_des_limitesPoser des limites à son enfant et le respecter,
Par Catherine Dumonteil-Kremer aux éditions Jouvence
Voici donc le second des trois ouvrages sur le thème que j'ai, pour l'instant, dans ma bibliothèque. C'est un petit guide pratique d'une centaine de pages qui se lit très vite et aborde, dans des paragraphes très courts, la plupart des sujets : les différentes catégories de règles, nos valeurs et notions, l'écoute active, la résolution des conflits... ce petit ouvrage aborde vraiment tous les thèmes repris dans les deux autres mais de manière beaucoup plus (trop) succincte (à mon goût). Ça peut être en tous cas une première approche ou une lecture à laisser trainer dans les toilettes pour les papas qui n'aiment pas lire (bon pensez à virer tous les exemplaires de l'Equipe pour avoir une chance que la manœuvre réussisse ;o) )

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent,parler
Par Adele Faber, Elaine Mazlish aux éditions Relations Plus
J'en vois certains déjà me dire "bon c'est bien beau tes histoires d'éducation consciente, sans punition, fessée, chantage et compagnie, mais lulu elle a 11 mois. On verra dans quelque temps !" Bon, à ça, que répondre à part "bah vi c'est évident". Par contre, là où j'ai quelques billes dans ma besace (euh là je crois que j'ai pas la bonne expression non ?) c'est que depuis que j'ai cet ouvrage il a fait un stage chez ma copine Val (maman d'une pré-adolescente et d'un p'tit bout de 4 ans) et je viens de le refiler ce week-end à ma copine la gouroute après avoir, tout au long de la semaine, par mail, essayé de lui en donner la substantifique moelle (ouais là double j'me la pète en une seule phrase, ça le fait hein !) pour appliquer avec son loulou de 3 ans et demi.

Et bien croyez le ou non, toutes les deux ont eu la même réaction : une révélation ! Une façon différente non seulement de gérer (ou prévenir) les conflits mais aussi une façon totalement nouvelle de communiquer avec leur enfant, d'apprendre à l'écouter, de le regarder comme un petit être à part entière qui a le droit, comme nous, d'avoir des sentiments, des craintes, des envies, des dégoûts... Et si c'est frappant avec un p'tit bonhomme (je laisse ma copine la gouroute venir témoigner) je crois que pour Val et sa "grande" pré-ado ça a été aussi un sacré chamboulement. Même si tout n'est pas parfait, loin de là, les relations ont radicalement changé. En effet car une chose avant tout à souligner : l'autorité n'a rien à voir avec l'autoritarisme, l'éducation consciente n'a rien à voir avec le laxisme. Ceci étant précisé...

Il a quoi d'exceptionnel ce bouquin ?
Et bien là je serais bien incapable de vous répondre. C'est juste une évidence. Lorsqu'on le lit on se dit "mais bien sur, c'est logique" et pourtant, coincé dans notre propre éducation, dans les valeurs véhiculées par la société, on y aurait pas forcément pensé.

Cet ouvrage est divisé en différents chapitres qui sont étayés de nombreux exemples concrets recueillis pendant les ateliers (ce qui aide du coup à saisir la théorie grâce aux exemples pratiques) et de petites BD. Ce livre vise ainsi à permettre aux parents d'acquérir différentes "habiletés" qui leur permettront d'instaurer une vraie communication avec leur enfant et les aideront, au quotidien, à surmonter les difficultés sans avoir besoin d'aller au clash.

Comme je n'ai plus le livre sous les yeux (je rappelle qu'il est en vacances chez la gouroute hi hi), je ne vais pas pouvoir en faire un résumé précis chapitre par chapitre (promis je le ferai quand je le récupérerais) mais pour vous donner envie de le lire (t'as vu Cachou c'est pour toi hi hi) je citerais quelques exemples qui me viennent en tête comme ça, sachant bien sur que c'est beaucoup mieux expliqué et structuré dans le bouquin hein ;o)

  • pratiquer l'écoute active : quand l'enfant a un problème, l'inciter à parler en essayant de décrypter son sentiment (tu as l'air en colère ? tu as l'air fatigué ?) mais sans faire de question trop fermée (ça s'est mal passé à l'école aujourd'hui ?) qui n'amènera surement qu'un "oui" ou "non" et pourrait bien dissimuler le vrai problème. Quand l'enfant parle de son problème, ne pas intervenir, se contenter d'acquiescer par des "hmm, je vois, ah..." ou en reprenant ses propres mots (sauf s'ils sont des images de lui négatives : éviter de dire "hum tu te sens nul") "hmm tu as trouvé ça injuste", "oh ça t'as surement rendu triste". Au final, ne pas apporter ses propres solutions à l'enfant, le laisser trouver les siennes au fil de la discussion.
  • ne pas assommer son enfant de question : au retour de l'école dire plutôt "je suis heureux de te voir" que "alors ça s'est bien passé ? t'as été sage ? t'as eu des notes ? t'as mangé quoi à la cantine ?"
  • lui laisser des choix : au lieu de donner un ordre à son enfant, lui permettre d'avoir une "certaine" liberté de choix "tu préfères te brosser les dents avant ou après avoir mis ton pyjama ?"
  • faire appel à son imaginaire : "tu ne veux pas aller à l'école ? mmh je te comprends, moi non plus je n'ai pas très envie d'aller au travail aujourd'hui; Si on avait une baguette magique on irait où ? A la mer ? waouh et on pourrait avoir un gros matelas pneumatique sur lequel on flotterait ! Et on ferait des châteaux de sable ? oui tu as raison des géants !"
  • éviter d'utiliser le "non" : au lieu de "non tu ne peux plus jouer viens à ta table tout de suite" plutôt un "oui tu pourras jouer un peu après le dîner"
  • éviter d'enfermer ses enfants dans des rôles : "elle c'est la gentillesse incarnée" ou "lui c'est un égoïste, il n'est jamais content". Les enfants finissent par coller et être prisonniers des "rôles" qu'on leur attribue.
  • faire des compliments argumentés : plutôt qu'un "bête" "oh ton dessin est magnifique" souligner ce que l'on trouve de magnifique "oh tu as dessiné une fleur très détaillée. Les pétales sont très beaux et tu n'as pas dépassé du tout en les coloriant"
  • pratiquer la résolution des conflits : en cas de situation problématique, proposer à l'enfant, quand il est disponible, de réfléchir ensemble sur une ou plusieurs solutions. Commencer par identifier le problème "quand le matin tu traines pour t'habiller, ça m'agace car on finit tous par être en retard" et chercher ensemble des solutions. Laisser l'enfant débuter et noter sur un papier toutes les propositions. Les siennes comme les vôtres, sans à priori ni commentaire.
    Relire ensemble les propositions et permettre à chacun d'éliminer celles qui ne lui conviennent pas. Au final conserver celle qui permet à tous d'y trouver son compte. Appliquer cette solution quelques temps et faire ensuite une évaluation pour voir si elle a atteint son but ou s'il faut refaire une résolution des conflits.

Bon je crois que cet article est suffisamment long là et j'y reviendrais plus en détail une prochaine fois. Là ce ne sont que quelques pistes qui me reviennent en tête, j'en ai surement oublié la moitié mais sans support ce n'est pas évident de se rappeler de tout. Et puis il ne faut pas oublier aussi que parfois un enfant en mode "caprice" (c'est en tous cas comme ça que notre société juge le comportement de l'enfant) peut juste avoir besoin d'évacuer son stress, sa colère, sa peur, sa fatigue... par des pleurs. Dans ce cas là, je vous renvoie à l'excellent "Pleurs et colères de l'enfant" de Solters.

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23 janvier 2008

Tu peux pleurer, on est là...

pleurs_et_colere_de_l_enfantParfois je m'interroge ! Pourquoi, au lieu de nous filer des valises publicitaires remplies de lotions bourrées de parabène, de couches pambeurk et de "bons" conseils sur la diversification gracieusement fournis par bleditruc... Pourquoi à la maternité on ne nous donne pas des bouquins dignes de ce nom en plus du mode d'emploi pour cette petite bête curieuse qu'on appelle "bébé" ? Hein ? Comment ? Y a pas non plus de mode d'emploi pour bébé dans le kit naissance ? Ah bah sympa, ca serait quand même plus simple hein !

Bon bah parmi les bouquins que je mettrais dans le baluchon idéal à destination des futurs parents, voici un petit ouvrage (enfin petit, pas vraiment non plus) que j'aurais adoré avoir avant la naissance de notre Bibouillette. Ca nous aurait certainement évité de lui coller une susu dès la première nuit à la maternité (honte à moi et à mes nénés endoloris) !

Laisser pleurer bébé... ou pas ?
En matière d'enfants, et de pleurs, il existe deux façons diamétralement opposées d'aborder les choses.

La première, celle qui nous fait horreur, réside dans les bons conseils du style "tu devrais la mettre dans sa chambre, elle va pleurer un moment et finira par s'endormir"... "elle fait du caprice, laisses la un peu pleurer"... et toute une batterie d'idées comme quoi notre bébé-roi (enfin princesse en l'occurence) serait en train de nous manipuler... et ce dès le retour de la maternité sviouplé ! Vous saviez pas, vous, qu'on avait enfanté un 'tit frankenstein doublé d'un (mauvais ?) génie ?
Autant vous dire, of course, que pour nous il a toujours été hors de question de laisser pleurer Lucile. On répondait en général "ca vous dérange ? c'est vous qui vous levez la nuit ? Nous c'est notre choix, on l'assume"... Car pour nous impossible de laisser notre puce hurler jusqu'à l'épuisement et apprendre, non pas à s'endormir - ou se calmer toute seule -, mais à se résigner à ce qu'elle ne puisse pas compter sur ses parents ! Et voila bien la dernière chose que l'on souhaitait faire croire à notre enfant.

La seconde, à 10 000 lieux de la première, consiste à ne jamais laisser pleurer son enfant, du moins pas sans essayer de le consoler. La prendre dans les bras, la bercer, lui donner une susu, lui chanter une chanson, lui donner le sein... bref, tous les moyens sont bons pour que notre pepette d'amour oublie "son gros chagrin". Évidemment, vous commencez à nous connaître, c'est cette seconde option que nous avions choisis, tout simplement parce qu'elle nous semblait naturelle.

Une troisième alternative, accompagner les pleurs !
Et pourtant, si notre solution est - pour nous bien sur - un milliard de fois préférable à la première, il existe une troisième alternative malheureusement méconnue. Celle, défendue par Aletha Solter dans son ouvrage "Pleurs et colères du bébé et de l'enfant" qui offre une vision radicalement différente !

Cette psychologue explique ainsi combien il est important et nécessaire pour un bébé et un enfant (mais pour un adulte aussi) de pouvoir pleurer. C'est un processus naturel qui permet d'évacuer bien des tensions mais aussi de libérer plein de trucmuches (euh si vous voulez les détails scientifiques je vous renvoie vers le bouquin hein !) bénéfiques pour le corps.

Mais attention, pas question de laisser bébé pleurer seul ! Ici le maître mot est l'empathie (non pas la télépathie bolinette, je te vois venir !). On prend l'enfant dans ses bras sans essayer de le distraire de ses pleurs (ni susu, ni bercement, ni sein... qui sont à ce moment là apparentés à des moyens de contrôle) mais en lui parlant, le rassurant. En lui disant qu'on le comprends, qu'il a le droit de pleurer, d'être en colère. On lui offre une oreille et une épaule attentive, rassurante. On lui apprends ici qu'il peut être en confiance et qu'il a le droit d'exprimer ses sentiments, que ses émotions sont accueillies avec bienveillance.

Et dans la pratique ?
C'est en fait très étrange car à partir du moment où l'on comprends le processus, qu'on sait que pleurer-accompagné peut faire du bien à l'enfant (une fois qu'on a vérifié bien sur qu'il n'y a pas d'autres besoins à satisfaire) on aborde et on reçoit très différemment les pleurs. Là où 10 mn de pleurs étaient douloureux pour une maman, une demi heure ou trois quart d'heure de crise se gèrent "beaucoup plus mieux" puisqu'on "ne lutte plus contre", mais on soutient "avec". On ne subit plus, on est acteur sans ingérence.

Côté bébé depuis que l'on met en pratique, on a noté que lulu n'utilise pratiquement plus la sucette de la journée, seulement pour s'endormir le soir. Elle fait des bonnes siestes entre 1h et 2h le matin, idem l'après-midi... et tout cela, sans le puckababy ! Elle semble en effet ne plus en avoir besoin.

Le point difficile reste encore la nuit. Tout simplement parce qu'on a pas le courage d'appliquer la méthode la nuit, trop fatigués que nous sommes en ce moment. Donc on joue la solution de facilité, lulu finit généralement la nuit dans notre lit (quand elle ne l'y a pas commencé !) avec les nénés magiques pour dormir. On sait, c'est pas bien, mais chaque chose en son temps... On a la vie pour devenir de bons parents ;o)

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08 décembre 2007

Mais qu'on est bêêêêteeeeeeeee !

laitmensongeEt dire que pendant des années j'ai culpabilisé de ne pas être aussi courageuse que ma maman et ma grande soeur qui arrivaient à s'enfiler un yaourt à chaque fin de repas. Pour moi, le yaourt nature (et le 0% de surcroît !) c'est avec un kilo de sucre... ou pas ! Un peu comme le pamplemousse ;o)
D'où venait cette culpabilité ? Bah faut pas oublier que je fais partie de la génération des bébés biberonnés, avec leur brique de lait à la récréation de la maternelle à la primaire et abreuvés de spot publicitaire où des ados avaient du lait qui leur coulait au coin de la bouche (message caché là non ?)... et oui, le lait, des sensations pures ! Souvenez-vous !
Et grand dieu, il ne me serait jamais venu à l'idée de remettre en question cet aliment tellement sain pour ma santé, mes os, ma vie quoi ! Et pi, et pi... enfin plutôt et "pis" (de vache) et puis...

mariethirionAvec l'arrivée future de Bibouillette, je me suis penchée plus avant sur la question de l'allaitement. Je savais bien sur que le lait maternel était l'idéal pour la santé du bébé mais ce que j'ai découvert en lisant THE bible en la matière, l'allaitement de Marie Thirion, a dépassé ce à quoi je m'attendais et m'a ouvert de nouvelles pistes. Je ne ferais pas ici un résumé de l'ouvrage, il est hyper complet et vraiment une super base pour quiconque va avoir un enfant : une base de réflexion (vais-je allaiter ou pas ?), une méthodologie (comment faire pour éviter les mauvais départs, adopter les bonnes positions)... bref un livre que toute future maman (allaitante ou biberonante) devrait avoir lu au moins pour faire un choix éclairé. Et que tout futur papa devrait avoir aussi feuilleté pour soutenir comme il se doit sa compagne pendant les périodes de doutes !
Dans ce livre j'ai ainsi découvert, ou plutôt je devrais dire redécouvert puisque c'est tellement logique, que le lait de chaque espèce est vraiment fait pour répondre à ses besoins. Évident me direz-vous ? bien sur mais toujours bon à rappeler. Et oui, l'homme est quand même la seule espèce qui consomme du lait d'un autre animal ! Et quand on sait que le lait de vache est fait pour faire grossir le petit veau très vite et le lait de femme pour faire se développer (entre autres choses) le cerveau du petit homme... et bien ça interpelle je trouve !

soyonsmoinslaitJ'ai donc décidé de m'intéresser un peu plus à la question du lait après avoir lu pas mal de choses sur différents forums et j'ai donc acheté deux ouvrages : Lait, mensonges et propagande de Thierry Souccar et Soyons moins lait de Nicolas Leberre et Hervé Queinnec. Deux ouvrages très différents mais complémentaires qui ouvrent vraiment les yeux sur cet aliment pas si "sain" (si seulement il était "sein" !) que ça ! Le premier est ultra documenté, étayé d'un nombre impressionnant d'études et montre combien le lait de vache peut être suspecté dans de nombreuses maladies, problèmes de santé... dont l'ostéoporose ! Étonnant !
Le second, plus facile d'accès mais à lire après le premier je pense, permet d'envisager de nouvelles pistes en matière de consommation.
Je ne ferais pas ici un résumé de ces deux ouvrages, j'en serais bien incapable ! Ils sont tellement riches d'informations. Mais en gros j'ai bien compris que les laitages comme préconisation santé sont non seulement inutiles mais aussi dangereux. En revanche, en consommation plaisir (pas question de bouder une bonne raclette) donc mesurée et raisonnée, pas de soucis !
A la maison, on a donc commencé à remplacer le lait de vache par des laits végétaux (amande, noisette, quinoa, soja...) dans la plupart des préparations et on se garde les laitages d'origine animal pour les petits plaisirs ! Et est-ce qu'on se sent moins bêêêêteeeee ? Bah en tous cas on se sent moins manipulé, et c'est déjà un bon effet secondaire !

Posté par elea100 à 09:29 - Dans ma bibliothèque il y a... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2007

Un petit livre à découvrir...

naissance___visage_humain"Pour une naissance à visage humain" de Claude Didierjean-Jouveau, édition Jouvence, 4.90 euros

Emprunté mardi à la bibliothèque de la Leche League, débuté mercredi après-midi entre deux petites siestes et terminé le soir-même pendant les prestations de mes candidats les moins "préférés" de la Nouvelle Star, voici un petit livre qui se dévore d'une traite et devrait être glissé dans l'équipement de base des futurs parents ;o)

Véritable petit guide d'une naissance respectueuse tant du bébé que des parents, ce petit pratique reprends toutes les discussions que le doudou et moi avons pu avoir avec notre sage-femme pendant les cours de préparation par l'haptonomie. En effet, sans refuser du tout le médical et le progrès, l'idée a fait son chemin que, sauf problème, la naissance devrait être un acte moins surmédicalisé et plus naturel. Le tout, bien sur, encadré par des professionnels dont le rôle devrait être, finalement, de nous guider, nous soutenir et surtout intervenir en cas de problèmes. Malheureusement, et ce petit livre l'explique bien, en France (contrairement à beaucoup d'autres pays tout aussi développé que le notre, si ce n'est plus, comme la Hollande, la Suède...) les équipes médicales appliquent de façon souvent systématique des protocoles qui sont plus des protocoles de réponse à une difficulté et dont, finalement, chaque acte en entraîne un autre...
Ainsi, le schéma classique dans nos maternités est souvent : arrivée de la maman avec une dilatation encore au début, monitoring en continu (donc impossibilité ou presque de bouger et de pouvoir gérer par différentes positions et exercices les contractions), puis souvent injection d'ocytocine histoire d'accélerer un peu le processus, résultat des contractions beaucoup plus violentes que la maman ne peut plus supporter, du coup demande de la péridurale, qui provoque une gestion moins efficace de la poussée d'où recours fréquent aux instruments (ventouse, forceps...) d'où épisiotomie, d'où... Bref, autant d'actes médicaux qui auraient pu être évités dans la plupart des accouchements.
Sans parler, et le livre l'explique très bien aussi, l'avantage des autres positions pour accoucher (en gros tout sauf le classique sur le dos les pieds dans les étriers !) et surtout l'importance de laisser (sauf problème médical toujours bien sur) le bébé en peau à peau contre la maman pendant les deux heures qui suivent la naissance.

De notre côté, on espère de tout coeur que la naissance de notre Bibouillette se déroulera dans les meilleures conditions possibles et que, si tout se passe bien, certains (voire tous on peut rêver) de nos souhaits seront respectés. Je sais malheureusement que tout dépendra de l'équipe sur laquelle nous tomberons, du nombre d'accouchements qui auront lieu en même temps... Bref autant d'éléments qu'on ne maîtrise pas. Par contre je me pose vraiment la question à savoir si je devrais rédiger un "projet de naissance" pour mettre par écrit toutes ces choses et les joindre à mon dossier. Je sais que dans beaucoup de maternité cela se fait mais dans la mienne, aucune idée. Bon par contre si je le fais faut que je me décide avant demain car nous avons notre dernier rendez-vous avec notre gynécologue alors autant le lui soumettre (même si je lui en ai déjà un peu parlé et qu'à ma question "on pourrait attendre que le cordon ne batte plus pour le couper" il m'a demandé si j'étais de la famille de José Bové hi hi, s'il savait !).

Posté par elea100 à 15:52 - Dans ma bibliothèque il y a... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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