Si vous aussi vous passez pour une forcenée du néné (quoi t’allaites encore à 16 mois ?), si vous aussi vous passez pour une extra-terrestre avec vos couches et vos lingettes lavables, si vous aussi vous passez par une extrémiste avec vos produits bio, vos légumes bio et cie… alors, tout comme moi ces derniers jours, vous avez dû vous dire "oh la vache (qui fait du lait pour les veaux, rappelons-le gnack gnack), qu'est ce qu'on est content de nos choix" !

La première alerte a eu lieu il y a quelques semaines avec la révélation d’une harmonisation des résidus de pesticides dans les aliments. Quesako me direz-vous ? Et bien depuis le 1er septembre, les taux de pesticides que l’on retrouve dans le produit (fruits, légumes…) consommés ont vu leur taux "acceptables" harmonisés à l’échelle européenne. Alors traduction, en gros, cela signfique que l'on a tout tirer vers le bas ! Là où chaque pays avait sa "norme", désormais nous avons, pour ainsi dire, la norme du plus mauvais élève ! Ainsi, d’après une étude menée par Greenpeace et une ONG autrichienne, plusieurs centaines de limites maximales de résidus deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs. Un exemple effrayant, affligeant, bref sans commentaire : "pour un enfant pesant 16,5 kg – euh presque le double de ma lulu ! –la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (5 à 7 grains !!!), 40 g de pommes ou 50 g de prunes". La vache (encore elle tiens)! Et après on me tient encore le discours "le bio moi j’y crois pas…" bah moi je comprends pas ! Et je dis vive les légumes du jardin de pépé et sinon... ceux du magasin mais bio !

Seconde nouvelle flippante, depuis quelques  jours, on nous parle beaucoup du scandale sanitaire qui secoue la Chine avec le lait frelaté. Cela a commencé par la révélation de lots de lait maternisé dans lesquels des traces de mélamine (un produit chimique utilisé dans la fabrication du plastique !) ont été retrouvé puis… de jour en jour, cela s’étend à toute une gamme de produits : les yaourts, les glaces… Peu importe finalement, l’important est quand même de savoir que 4 nourrissons sont décédés suite à l’ingestion de leurs bib’ quotidiens et que plus de 6000 enfants sont actuellement malades. Alors vous me direz : uuuh on se calme, on vit pas en Chine ! Certes… bien sur. N’empêche que ! Je suis plus que rassurée de savoir que l’essentiel de l’alimentation de ma lulu est produite directement à la source. Je n’ai pas l’habitude de bouffer les (rares) sacs plastiques que je récupère encore parfois (les jours d’oublis je vous rassure) au supermarché donc c’est l’esprit tranquille que, chaque jour, je donne la tétée à ma fille.  Et sans aller jusqu’à l’empoisonnement dont sont victimes les petits chinois en ce moment, il suffit quand même de regarder la composition du lait maternisé pour voir que, non, ca ne se rapproche pas du lait maternel.
A ce sujet, j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié l’interview de James Akré dans le dernier numéro de « Grandir Autrement ». Lorsque ce sociologue qui a travaillé pendant 25 ans pour l'OMS dit : "Il faut cesser de parler de tous les avantages du lait maternel. Le sein n'est pas plus sain ; il est plutôt normal, voire même ordinaire. Le lait maternel n'est pas meilleur que le lait artificiel comme si ce dernier était la norme alimentaire et donc que le lait maternel serait mieux que la norme. Non c'est le lait artificiel qui est infiniment inférieur."
Je suis tout à fait d’accord avec lui. On ne devrait plus, à notre époque, devoir vanter les avantages du lait maternel. Ce n’est pas une question d’être "mieux" c’est juste une question d’être "fait pour" !

Enfin et ca suffira pour la semaine, les spécialistes tirent, enfin, la sonnette d’alarme quant au contenu de la fameuse valise rose. Si si vous savez, cette jolie boîte en carton toute mimi que vous avez retrouvé (enfin pour ma part), glissée au bout du berceau de votre bébé tout frais ! Je me souviens qu’on a pris le temps, pendant notre séjour, avec le doudou, d’éplucher la fameuse valisette. Bon une fois retirées les 250 pubs, on s’est penché sur les échantillons… mmmh et là grand moment ! Entre les couches jetables pamburk, la lessive brrr et surtout tous les petits flacons qui sentent bon le paraben, le PEG et compagnie… la petite valisette elle a été aussi sec refermée et… laissée dans la chambre le jour de notre départ.  Bah oui parce que pour nous, elle sentait vraiment le cadeau empoisonné !
On découvre donc aujourd’hui, effarés, que ses composants représentent un véritable cocktail suspectés d’être responsables de cancers, certains ayant leur origine "dès la gestation"… bah vi, c’est pourtant pas nouveau que des traces de paraben et compagnie sont retrouvés dans le cordon ombilical, preuve que les substances mises par la mère pendant la grossesse sur sa peau atteignent le fœtus. Mais voilà, aujourd’hui, on ouvre les yeux et on s’y intéresse. Et on s'affole en réalisant que la peau des nourissons absorbe 4 fois plus les produits que celle des adultes... bah... ouais !

Alors si à notre niveau il y a bien longtemps déjà qu’on a pris la décision de n’utiliser que des produits bio pour lulu et pour nous, je suggère que la petite valise rose ou bleue soit remplacée dans les maternités par une petite valise verte : une couche lavable, 3 ou 4 lingettes lavables, un petit flacon de liniment, des dosettes de gel et savon bio pour bébé, un numéro de « Grandir Autrement » et un prospectus sur les  AMAP les plus proches pour consommer des bons fruits et légumes sans pesticides… et hop, vala une belle valise en toile (réutilisable of course) parfaite pour accueillir bébé dans de bonnes conditions !